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Cherté de la vie: Alain Adihou invite Talon à l’action face à la situation devenue critique


Au Bénin, les produits de premières nécessités ont exagérément grimpé de prix. Reçu le dimanche 27 février 2021 sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » de la radio nationale, l’ancien ministre Alain Adihou met la cherté de la vie au Bénin sur le compte du capitalisme exagéré.

Les populations béninoises traversent des périodes très difficiles avec la flambée des prix des produits de grandes consommations. Cette flambée des prix au niveau des produits de premières nécessités serait liée au capitalisme exagéré qui est pratiqué dans le pays.

C’est du moins l’avis de l’ancien ministre de Kérékou en charge de la relation avec les institutions de la République, Alain Adihou. Reçu le dimanche dernier dans l’émission « 90 minutes pour convaincre », l’acteur politique membre du parti FCBE déplore le comportement du gouvernement face à la flambée des prix sur le marché et la souffrance des populations.

L’ancien ministre pense que le gouvernement n’a pas pris suffisamment de garantis, de mesures pour procéder à la baisse des prix sur le marché. Selon lui, même s’il existe une possibilité d’influences de prix des produits d’autres pays sur les produits locaux, il doit avoir des mesures dans d’autres pays pour contrôler les prix.

Mais au Bénin, clarifie-t-il, « nous ne sommes pas que dans une économie libérale. Mais nous sommes dans une économie capitaliste exagéré et il n’y a pas de contrôle« , indique-t-il. C’est ce qui à son avis justifie l’envolée difficile à maîtriser de tous les produits essentiels.

Face à la situation, l’ancien ministre Alain Adihou invite le gouvernement à faire quelque chose car la situation selon lui est très grave et frappe de plein fouet la majorité des populations du pays.

Les prix agités par les responsables syndicaux…

L’ancien ministre de Kérékou n’est pas le seul à se préoccuper de la flambée des prix des produits de grandes consommations. Les représentants des travailleurs sont eux aussi préoccupés par la situation. et pour cause, ils ont organisé dans ce cadre des meetings de protestation contre la cherté de la vie. C’est la confédération des syndicats autonomes du Bénin (CS-Bénin) qui a ouvert le bal le 18 Février dernier, à la Bourse du travail. La CGTB va prendre le relai le 25 février dernier pour le même exercice.

Au cours de son message, le SG de la CSA-Bénin a présenté des chiffres recueillis sur le marché pour le présenter au gouvernement au cas où ce dernier ne le saurait pas, comment les prix ont grimpé sur le terrain. Selon Anselme Amoussou, la mesure de petits poissons au marché est passée en deux ans à 15 000F. L’huile importée est passée de 500F/L à 1200F sur la même période. Les produits vivriers n’ont pas échappés à la flambée des coûts. Ainsi, le gari est cédé aujourd’hui à 300 F après avoir atteint 500F en 2021.

Même chose au niveau du maïs, l’un des produits les plus consommés par les béninois. Le prix du kilogramme de ce produit selon le responsable syndical, est passé de 175 francs cfa en 2016 à 296 francs en 2021. La tomate est passée de 262F à 541F soit 107% d’augmentation. Le kg d’oignon frais rond est à 639F soit une augmentation de 26%. Le litre de pétrole lampant a connu une hausse de 64% tandis que l’essence kpayo a varié de +67%. Le gaz domestique de 6 Kg et de 12,5 Kg ont connu des hausses de prix respectives de 31% et 28%.

En dehors des produits alimentaires, les matériaux de construction ont également connu une augmentation. Ainsi, la tonne de Ciment est passée de 67500 francs à 78 000 francs par endroits. La tonne de fer à béton (barre de 8) est passée respectivement de 492 500 francs à 662 500 francs, soit une augmentation de plus de 170 000FCFA…

L’implication de cette flambée de prix, indiquent les organisations syndicales, c’est l’augmentation du taux de pauvreté. Ainsi, sur cent béninois que vous prenez aujourd’hui, plus de 45 doivent essayer de vivre avec moins de 600 francs cfa par jour qui est le seuil de pauvreté.



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