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Dossier Passeport Frauduleux à des Camerounais: le point du procès de ce vendredi


Le procès délivrance frauduleuse de passeport à des Camerounais s’est poursuivi ce vendredi 4 Mars 2022 à la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) avec le ballet des dépositions suivi de la réquisition du ministère public.

Il sonnait 10 heures ce vendredi quand le juge en charge du dossier fit son entrée dans la salle d’audience. L’audience a repris par la poursuite des dépositions. C’est le propriétaire d’une entreprise de transfert de crédit impliqué dans le dossier qui fut le premier à être convoqué à la barre. Le prévenu est appelé à expliquer le rapport qu’il entretien avec des policiers dont on a retrouvé les numéros dans son téléphone.

Répondant au nom de Monsieur Gbénou, il explique au juge qu’il a créé son entreprise pour faciliter la demande aux usagers de la direction de l’émigration et de l’immigration dans le cadre de la digitalisation de l’opération. C’est dans ce cadre qu’il a noué amitié avec certains agents de la police en fonction dans la direction.

Le ministère public revient à la charge et demande à Monsieur Gbénou que dans l’une de ses conversations téléphoniques avec un agent de la DEI, il a demandé de bloquer un dossier. Le magistrat voulait savoir pourquoi cette demande de bloquer un dossier de demande de passeport. A cette préoccupation, Monsieur Gbénou affirme avoir avancé les frais de dossier à la personne concernée par le dossier, mais ce dernier voulait passer derrière lui pour négocier avec un autre policier.

Mais le substitut du procureur lui rappelle que ce qui lui est reproché n’est pas d’avoir saisi l’occasion de la dématérialisation pour faire son business mais de s’être immiscer totalement dans la procédure au niveau de la DEI. Avant de regagner sa place au banc des accusés, Monsieur Gbénou affirme que sa fille est malade depuis qu’il a été privé de liberté et que son épouse n’a pas les moyens pour prendre soin d’elle. Il supplie la cour de l’aider à sortir d’ici.

Charles G. est le premier agent de la DEI convoqué à la barre ce vendredi pour sa déposition. Il a eu à justifier au juge les différents transfert d’argent qu’il a opérés avec le sieur Gbénou. C’est à lui qu’il aurait été demandé de bloquer un dossier. Il sera succédé à la barre par l’un de ses collègues, Martin A. Ce dernier affirme aider les usagers à suivre le niveau de leur dossier. Il lui est reproché de rapprocher les délais d’entretien de certains dossiers. Une accusation qu’il rejette affirmant qu’il n’a aucun pouvoir pour le faire.

Un agent au service de l’impression fut convoqué à la barre. Il reconnait que c’est lui qui a informé Monsieur Gbénou qu’un de ses envoyés voulait le contourner pour récupérer son dossier à la DEI. Ont également défilé à la barre un agent en service à la recherche et à l’investigation et son collègue en charge de la transmission des demandes de passeport enregistrées pour le contrôle.

Après ce ballet de déposition de policiers en fonction à la direction de l’émigration et de l’immigration, dame Adjagba, la secrétaire de Edgard Agbo, l’ex directeur de la DEI fut à nouveau convoquée à la barre. Dans sa déposition, elle affirme avoir reçu les passeports établis aux camerounais de la main de son ex patron. Elle précise que quand elle a reçu l’appel de Monsieur Abdoulaye (l’un des accusés) après que son patron lui a remis les passeports, elle s’est dite que les deux avaient certainement échangé sur le dossier. Après la déposition de la secrétaire du directeur de l’immigration et de l’émigration, le ministère public a prononcé sa réquisition.

La réquisition du ministère public

Au terme des dépositions, le ministère public dans sa réquisition a requis contre Edgard Agbo, ex directeur de l’émigration et de l’immigration, 10 ans de prison ferme et le payement d’une amende de 5 millions de francs CFA pour abus de fonction.

La même peine est requise contre le chef quartier d’Avotrou, Brice Agbogninnou pour abus de fonction. Le ministère public a par ailleurs requis contre le propriétaire de l’entreprise de transfert d’argent sise en face de la DEI, 10 ans de prison dont 3 ans avec sursis. Et contre les six camerounais, le représentant de l’Etat à ce procès a requis contre eux 10 ans de prison et le payement de 5 millions d’amende. Après le réquisitoire du procureur, le délibéré a été renvoyé au 07 mars prochain.



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